Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 20:28

150120121488

 

Tel un feu sacré, brûlant dans une atmosphère refroidie et fade, prévue à l'avance, on apercevra au loin, les richesses reprises qui le rendront indigent.

Il n' y aura d'ailleurs plus d'argent, pour les routes, les traversées pressantes et les jours de fête.

Piétiné, à huit clos, en plein hiver, la politik exhibée du prédateur, ne permettra plus le temps aux célestes pacotilles et vaines babioles.

Lucie et Amédée auraient pû trinquer en verres multiples de vodka2, muscat3 ou vin rouge4 et profiter de la saveur des jours offerts.

Sous la table, on n'apercevra plus la queue du chien, enfui de son carcan.

Il faudra juste mettre la main à la poche, pour payer l'addition comme un altermondain, fasciné et aveuglé.

La putain de Salem remballera, minutieuse, calculée, ses sorts incertains, ses manipulations flagrantes, pour ne pas altérer la mémoire des instants tannés et déposer, une bonne fois pour toutes, à l'intérieur de la parenthèse consciente, un point finalisé, à la chanson de Prévert             .     


Par marty - Publié dans : Passé simple
Voir les 0 commentaires
Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 23:19

 

georges perec

 

La veille, avant d'aller me coucher, je savais qu'au petit matin, elle ne serait plus là.

 Des années passées ensemble, m'ont alors rendu inconsolable pendant des mois.

Son absence était devenue trop pesante.

Parti, en voiture, les yeux embrumés, le nez reniflant, en errance totale, le chemin m'avait amené au fin fond d'une forêt, loin de tout, pour lui trouver un dernier coin, où je pourrais venir la retrouver aisément.

Des yeux verts de serpent dans une boule noire, au tout début, elle tenait dans mes deux mains réunies.

Une compagne en permanence pendant des années, fidèle au gré des déménagements et de mes infidélités.

Serrée contre ma chemise, lors du sinistre de l'appartement au dessous-du mien, ses griffes ont lacéré ma chemise, de peur.

Un unique instant d'égarement mais jamais un coup de patte, mesquin et vicieux, surtout pas envers des enfants.

Nos conversations silencieuses et nocturnes ne se faisaient pas les yeux dans les yeux.

Il ne fallait jamais la fixer, mais détourner quelques secondes le regard pour qu'elle comprenne qu'il n'y avait pas de défi entre nous.

Pour revenir se noyer dans ses pupilles.

Allongé, je lui offrais les palpitements de mon coeur ( qui lui rappelaient les battements de sa mère) et elle m'offrait en retour ses ronronnements ( qui me rappelait le calme dont j'avais besoin ).

Mes pleurs dégoulinaient parfois sur son échine et en silence, elle se rapprochait de moi pour me consoler.

Compréhensive, attentive, féline.

Je pense souvent à elle, et parfois, je refais la route pour me perdre au milieu des arbres, au plus proche, de là où elle repose.

Nos dialogues me manquent éternellement, ses miaullements, ses intonations différentes, ses ronronnements réguliers.

Kotka, elle s'appelait et cela signifiait chatte, en polonais...

 


Par marty - Publié dans : Passé simple
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 22:24

11

Onze, un joli chiffre du temps passé.

Du temps qui passe et qui ne revient jamais.

Une route embuée de pluie bienheureuse, d'une vie différente qui n'est plus tout à fait la même.

Depuis onze ans.

Pour lui.


Par marty - Publié dans : Passé simple
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 22:15

 

DSCN0933.JPG

 

   

 

La boulangère n'aime pas la farine de son boucher.

 

La vieillesse de l'art est un coucher de soleil.

 

Il manque aux êtres humains, une proie.

 

Pif et hercule sont des animaux.

 

Je ne suis pas crétin mais l'espagne est un pays.

 

Les femmes modèles ne sont pas celles que l'on voient.

 

Si vous cherchez autre chose, vous ne trouverez plus rien.

 

Je répète ?

 

S'abstenir, c'est choisir.

 

Paix orientale.

Par marty - Publié dans : exercices de styles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 22:59

  

Chaouen--maroc-Avril-2010.jpg

 

 

       

L'arbre de l'humanité s'abreuve de l'eau de pluie.

 

Une continuité, une musique douce, régulière, clinquante.

 

Le feuillage de l'arbre se meurt à chaque saison pour refleurir à chaque printemps.

 

Au calme et en oubliant, il te permet d'avancer.

 

Regarde-le comme tu le regardes à chaque fois, il te le dit du bout de ses fleurs, que l'eau de pluie le nourrit.

 

Tes petites pousses, tes branches et tiges, la fleur qui dort à côté de toi, camarade, ce sont tes raisons d'oublier.

 

Que l'automne précédent ne sera pas le même que le prochain.

 

Effleure et touche son écorce, tu seras un arbre que l'hiver de ta blessure n'atteindra PAS ...

 

 

Chaouen-maroc-avril-2010.jpg

 

 

 (Photos de Chaouen (maroc)  Avril 2010 - Romuald Mattiuzzi)

 

 

Par marty - Publié dans : Passé simple
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 22:52

Rêver sans dormir

S'endormir sans rêver

Boire sans abuser

Manger sans mâcher

Embrasser sans baver

Fumer sans avaler

Avaler sans inhaler

S'en aller sans revenir

Revenir sans espérer

Rejouer sans gagner

Ecrire sans gratter

Nager sans couler

Couler sans dériver

Emerger sans reculer

Reculer sans avancer

Crier sans réveiller

Se réveiller sans oreiller

Vomir sans expulser

Expulser sans crier

Se brûler sans pleurer

Pleurer sans régurgiter

Déchirer sans abîmer

S'abîmer sans rechigner

Courir sans faiblir

Faiblir sans souffrir

Partir sans regarder

Regarder sans se souvenir

Se souvenir sans se remémorer

Traverser sans réfléchir

Réfléchir sans penser

Compter sans ajouter

Soustraire sans retirer

Siffler sans chanter

Chanter sans fredonner

Toucher sans effleurer

Effleurer sans frustrer

Caresser sans souffler

Souffler sans respirer

Tromper sans allonger

Allonger sans hocher..........................................................................

 

Par marty - Publié dans : exercices de styles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 21:04

 

 

012_dimok.jpg

 

 

         

Les volutes des ailes cramées ont réappris les gestes anciens, oubliés, au regard des mépris, sur la couleur des  baskets ou de la peau.

 

Le paquet de clopes se crashe sur le trottoir pendant la discussion séductive.

 

Un regard ne se dissimule pas derrière la vitre du café, juste à côté du nain de jardin, du champignon magique au ukulélé appauvri.

 

Les aspirations sur la tige de tabac séché se veulent lancinantes, retardées, lentes, pour que le temps soit plus long et que l'absence perdure.

 

Fin de sevrage au tabac mélangé, sensuelles du bout des lèvres, aux aires trop éclairées, sans autre souhait que l'abandon maîtrisé, à l'instant mieux choisi, de l'arrêt entre les bandes blanches aux céphalées atroces, les volutes ondulantes de P. sont à la hauteur d'un soufflage de bougie. 

 

Il faudra leur apprendre, qu'ils ont appris, qu'ils apprenaient.

 

 

 

 

 

Par marty - Publié dans : Passé simple
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 23:06


tankgirl.jpg

 Les loups solitaires se singularisent et le camouflage est la meilleure ruse que la nature leur ait donné.

L'une après l'autre, défilante.
A la fenêtre, dans une voiture, dans l'espace d'une pièce.
La meute s 'écarte volontairement au passage de l'instant.

Musicales entêtantes, les oreilles carnassières se fondent en pissotières et les regards fixes, observants.
Décrypte, dissèque et décortique le moindre, pour en sous-tirer le plus.

Désormais, il en est ainsi à chaque pas de côté.





 

Par marty - Publié dans : Errances visuelles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 18:26



Lorsque tu les vois arriver tous les deux, le premier réflexe est de soupirer intérieurement.

Que vont-ils bien pouvoir te raconter, te livrer ?

Dès le début, ils s'excusent presque de te déranger alors que tu es à leur service.

D'une voix douce, calme, trompant tout diagnostic, elle s'adresse à toi.

Un petit renseignement pour la rassurer, un conseil pour l'aider.

Le visage ridé, par le temps accumulé, les yeux clairs, un peu rougis par la fatigue ou par les pleurs. Indéterminable au moment précis.

Puis, en deux phrases simples, l'angoisse est condensée en un résumé de texte parfait.

La petite dame élégante "Je n'ai plus de nouvelles de ma fille depuis une semaine, je n'arrive pas à la joindre au téléphone, je viens de chez elle et elle ne répond pas."

Toi - les questions maintes fois posées, routinières, formatées.

La petite dame " Elle a 51 ans, non, oui..peut-être, jamais, oui, non, silence, oui"

Tu notes les renseignements pour pouvoir répondre à toutes les questions de l'opérateur.

Le petit monsieur, à côté de la vieille dame n'est pas son mari mais un ami qui l'accompagne, silencieux et compréhensif, de la détresse sourde de la petite dame qui dit " J'ai 88 ans et je ne sais pas quoi faire, excusez moi de vous déranger".
      
Une excuse de trop et inutile.

Toi - tu prends le téléphone et contactes le central, un bref exposé, clair, net et précis pour ne pas tarder...

Ensuite, devant toi, la petite dame essuie d'un revers discret ses yeux qui te fixent, tu n'as pas le réflexe de te lever pour la prendre dans tes bras et la réchauffer de ton étreinte.

Conseillée et dirigée, elle doit s'en retourner pour attendre devant la porte du domicile de sa fille.

Tu sors quelques minutes plus tard griller une sèche et trois camions de pompiers passent les feux à toute allure, suivie de près d'une voiture bleue blanche rouge, gyrophares cinglant la nuit tombante.

Tu repenses à la petite dame, au petit bonhomme et à ton étreinte manquée.

Et à l' absente, dont tu ne sais pas si elle est revenue ou partie définitivement... 




Les yeux fixés, parlants silencieusement, le partage du doute et de la certitude, ce soir là, une fois, les sirènes tues, la petite dame a dû goûter, encore une fois, à la saveur amère, épouvantable, d'un futur pénible, irréversible, la douleur en fin de vie, à bout de course.


Sa fille n'était plus, a été ce que nous sommes et nous serons ce qu'elle est.

Par marty - Publié dans : Passé simple
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 22:27





Eiffel ne devait pas quitter la scène du rock français, comme ça d'un claquement de doigt, les textes sont trop poétiques, trop inspirés pour ne pas perdurer.

Car Romain humeau est un alchimiste de sons aux mélodies imparables, parées à toutes les scènes,
entouré par une madame Humeau au doigté magique sur une basse tronçonnante, les regards échangés ne trompent pas le plaisir, aux claviers lumineux et à la flûte traversière endiablée d'un temps révolu, accompagné par un batteur suintant dès le premier titre malgré sa chemise bien repassée, et doublé par un guitariste, bien connu d'un groupe défunt, aux lunettes collés sur le nez, le groupe ne peut pas tomber.

Mais,

Vous entraîner vers une messe inversée, généreuse, acharnée, apaisée, sillonnant et emplissant les salles, il ne faut pas ignorer leurs prestantes prestations empressées.

L'expérience doit être vécue en live pour vous permettre de déguster les albums, comme des bonnes bouteilles de vin, qui se bonifient au fur et à mesure des gorgées. 

Les pissotières se coloreront en bas résilles et les poms poms girls vous chieront des hou hou........




Par marty - Publié dans : Instant musical
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recommander

MUSICA et blogosphere

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés