L'arbre de l'humanité s'abreuve de l'eau de pluie.
Une continuité, une musique douce, régulière, clinquante.
Le feuillage de l'arbre se meurt à chaque saison pour refleurir à chaque printemps.
Au calme et en oubliant, il te permet d'avancer.
Regarde-le comme tu le regardes à chaque fois, il te le dit du bout de ses fleurs, que l'eau de pluie le nourrit.
Tes petites pousses, tes branches et tiges, la fleur qui dort à côté de toi, camarade, ce sont tes raisons d'oublier.
Que l'automne précédent ne sera pas le même que le prochain.
Effleure et touche son écorce, tu seras un arbre que l'hiver de ta blessure n'atteindra PAS ...
(Photos de Chaouen (maroc) Avril 2010 - Romuald Mattiuzzi)